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27 juin 2022

INTERVIEW - Natalia Mauléon : « Je dois tout donner pour le maillot du Mexique, même s'il faut finir avec des bouteilles d'oxygène !"

Pour sa deuxième participation à la Sud Ladies Cup, Natalia Mauléon nous a accordé un entretien exclusif. L’attaquante mexicaine s’est exprimée sur son adaptation « difficile » dans son nouveau club (Club América), ses objectifs avec la sélection et son rêve de jouer en Europe.

Vous avez disputé la Sud Ladies Cup en 2019, à seulement 17 ans. Le Mexique avait terminé à la 4e place. Que représente ce tournoi pour vous ?

C’est un tournoi très important et l’objectif cette année est de le gagner. On sait qu’on a en face de nous des rivaux très difficiles à jouer. Beaucoup de choses ont changé depuis 2019. Ce n’est plus le même staff ni la même équipe. Il y a très peu de joueuses qui étaient présentes en 2019 qui sont là aujourd’hui. Même si cette année il y a moins de matchs, l’envie est toujours la même.

Qu’est-ce qui a changé entre la Natalia de 2019 et celle d’aujourd’hui ?

Beaucoup de choses (sourire). Je me suis blessée après le tournoi et je suis restée six mois en dehors des terrains. Ça été difficile à récupérer. Il y a ensuite eu la pandémie. L’année dernière, j’ai changé de club, j’ai dû déménager. Je joue aux côtés de grandes joueuses, que ce soit en club ou ici en sélection. Ça me permet d’apprendre et de progresser. Mes objectifs sont différents par rapport à la Nati de 2019. Je veux maintenant jouer la Coupe du monde et être championne.

Comment s’est passée l’intégration dans votre nouveau club ?

L’adaptation a été longue et difficile. J’avais mes habitudes à Toluca, où je suis restée 4 ans. Club América est un très grand club. Je me suis retrouvée avec des joueuses plus âgées et plus expérimentées que moi. Ce n’est pas facile de se faire une place dans le onze de départ mais je travaille tous les jours pour ça. Je pense que c’est dans la difficulté que l’on apprend énormément.

Que représente le maillot de la sélection pour vous ?

Fierté et passion. Tout est bien résumé sur l’écusson (elle le montre sur son tee-shirt). Je dois  tout donner pour ce maillot et même s’il faut finir avec des bouteilles d’oxygène à la fin du match je le ferai. Pour moi c’est une obligation de me donner à 120% quand je porte les couleurs du Mexique. Je joue pour représenter le pays, le drapeau mais aussi tous les Mexicains.

Le football féminin est en plein essor depuis quelques années en France. Quelle est l’évolution au Mexique ?

Ça fait maintenant cinq ans que le football féminin mexicain s’est vraiment développé. Il y a eu beaucoup de changements importants. Au départ, tout fonctionnait par détection quand il y avait une joueuse qui n’était pas vraiment mauvaise. Maintenant, il y a vraiment des relations professionnelles de club à club. La sélection mexicaine a pris une ampleur très importante notamment au niveau des infrastructures. Le championnat a également pris nouvelle dimension depuis quelques temps grâce à l’arrivée de joueuses étrangères qui apportent beaucoup de qualité. C’est difficile de se faire une place, le niveau est très élevé depuis quelques années maintenant.

Vous venez de changer de club récemment et vous êtes encore très jeune. Quelles sont vos ambitions pour le futur ? Est-ce que jouer en Europe est un projet que vous avez en tête ?

J’ai des objectifs à court, moyen et long terme. Avant tout je veux gagner ma place dans mon club et dans le groupe pour la Coupe du Monde U20. Ensuite, plus tard j’aimerais sortir de ma zone de confort et venir jouer en Europe. Je veux me confronter aux meilleures. C’est un objectif que je garde dans un coin de ma tête.

Est-ce que vous avez un club qui vous fait rêver ?

(Sans hésitation) Le FC Barcelone.

De quels joueurs vous vous inspirez ?

J’aime beaucoup Hirving Lozano et Lionel Messi. Ils ont des styles de jeu qui me plaisent bien. Je me rapproche un peu des qualités qu’ils peuvent avoir (rire). J’aime bien observer ce qu’ils font pour voir ce que moi je dois améliorer dans mon jeu.

La Coupe du monde U20 approche à grand pas. Quels sont vos objectifs ?

Il faudra y aller étape par étape. La première est de passer la phase de groupes. Pour les matchs à élimination directe, il ne faudra pas se tromper et les jouer à fond comme une finale à chaque fois. L’objectif est clair : être championnes du monde. Individuellement, je veux être une personne importante dans le groupe. Il faudra travailler dur pour y parvenir.

On sent beaucoup de détermination chez vous. Vous voyez toujours le côté positif. D’où vous vient ce caractère ?

(Sans hésitation) De ma famille. En particulier de mon père et de mon frère. Ils m’ont appris que quand on tombe, il faut toujours se relever. Il ne faut jamais baisser les bras et jamais se rendre. J’essaie de garder toujours ça en tête quand il y a des difficultés. Il n’y a que comme ça que l’on avance.

Propos recueillis par Chloé Lopez, Traduction par Jimmy Lucas

Crédits photo : Guillaume Boitiaux

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