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20 juin 2019

INTERVIEW - Kolo Touré : « Le Tournoi Maurice Revello, des souvenirs fantastiques »

Présent au Tournoi Maurice Revello 2019 dans le cadre du séminaire organisé par la Fédération Anglaise de Football, Kolo Touré, l’ancien roc d’Arsenal et Manchester City, nous a reçu à Marseille pour un entretien exclusif.

Kolo, tout d’abord, nous voulions avoir de tes nouvelles. Tu es en poste actuellement dans le staff de Leicester City avec Brendan Rodgers, parlez-nous un peu de ton actualité.

Je suis dans ma troisième année après la fin de ma carrière. J’ai tout de suite enchainé en tant qu’entraîneur adjoint technique d’abord au Celtic pendant deux ans et désormais j’officie en tant qu’entraîneur adjoint de Brendan Rodgers à Leicester. La reconversion se passe bien.

Il n’y a pas eu de coupure juste après la fin de ta carrière de footballeur. Parfois, les footballeurs préfèrent couper voire devenir consultants, pourquoi cette volonté d’enchaîner directement ?

C’est une voie qui me plait. Le football est ma passion, après une longue carrière, j’ai eu envie de partager ma connaissance avec mes jeunes frères. La seule manière de leur apporter ma connaissance et de leur prodiguer des conseils afin qu’ils deviennent le meilleur possible, c’est de devenir entraîneur. C’est dans cette optique-là que j’ai choisi cette voie, j’adore le football, je voulais rester dans le jeu.

Tu prends part actuellement au séminaire organisé par la Fédération Anglaise de Football (FA), d’où ta présence au Tournoi Maurice Revello. En quoi consiste ce séminaire ?

C’est une session programmée par la FA depuis six mois. On passe les diplômes, la licence pro UEFA. C’est la deuxième année qu’un groupe vient au Tournoi Maurice Revello. Cette session est basée sur le tournoi. On a des cours, des débats avec les autres entraîneurs, on parle de football, on apprend à le comprendre.

En tant que joueur, je sais ce qui se passe sur le terrain mais en dehors je dois être plus spécifique, me perfectionner. Par exemple en termes de recrutement, quels sont les critères pour pouvoir recruter ? Quel est le processus ? Comment faire un recrutement qui permettra à ton club d’atteindre ses objectifs ? C’est un peu ce qu’on apprend ici.

En parlant de coaching, quel est ton rêve à l’avenir dans ce domaine ? Être sélectionneur de ton pays ?

(Rires) On a des objectifs à court et long terme. Pour l’instant, je suis content d’être l’adjoint de Brendan Rodgers, j’apprends énormément. C’est une chance pour moi d’être avec un si grand entraineur, d’apprendre le métier et à voir le football sous un autre angle. Quand tu es sur le terrain, c’est différent, quand tu sors du terrain, c‘est différent aussi. Il y a une certaine manière de se comporter, de communiquer avec les joueurs. C’est différent de ce à quoi j’étais habitué lorsque j’étais joueur. C’est ce que j’apprends avec Brendan.

J’essaie de me concentrer sur le fait d’apprendre ce métier. Après, c’est sûr qu’on a toujours envie d’apporter quelque chose à sa nation, c’est quelque part dans ma tête. Pour l’instant, je suis content et j’apprends avec un super entraîneur.

Tu es aujourd’hui dans ce séminaire organisé en marge du Tournoi Maurice Revello. Une compétition à laquelle tu as pris part en 2000. Quels sont tes souvenirs ?

On a fini quatrièmes. C’est la génération des académiciens avec Jean-Marc Guillou. Ce sont des souvenirs fantastiques même si on n’avait pas atteint nos objectifs. On s’est fait sortir par la Colombie (NDLR : en demi-finales) . Il n’y avait que des académiciens. On était contents car on a produit du beau football. Malheureusement, le résultat n’était pas là, on était déçus car je pense qu’on pouvait gagner contre la Colombie. On a fait quelques erreurs, on prend un coup-franc où on n’a pas de mur. Malgré tout, dans l’ensemble, on a produit du beau football, ce qui a toujours été l’idée de Jean-Marc Guillou. On veut gagner certes mais on veut toujours jouer. Prendre du plaisir en tant que joueur et donner du plaisir aux spectateurs. Ce sont des beaux souvenirs, avec des amis, des frères. J’ai grandi avec eux. Aruna Dindane, par exemple, c’est mon pote, on se parle tous les jours.

Kolo Touré lors du Tournoi Maurice Revello 2000

Vous étiez tous jeunes à l’époque, ça représentait quoi de jouer un tournoi international ?

On avait envie de gagner et de repartir avec le trophée à Abidjan. On était fiers de représenter notre nation et de produire du football de qualité. La majorité de ces joueurs ont gagné la Supercoupe d’Afrique avec l’ASEC Mimosas contre l’ES Tunis. Ce tournoi nous a permis de nous préparer pour ce match, ce sont des souvenirs de bonheur et de joie.

Le tournoi, tu l’as connu en tant que joueur, tu le connais désormais en tant qu’observateur, qu’est-ce que tu penses de cette compétition qui existe depuis 1967 ?

C’est une compétition fantastique. Cela permet aux jeunes joueurs de se mesurer à d’autres jeunes issus d’autres nations. Cela permet de mesurer la performance et la qualité que nous possédons.  Pour ces joueurs, c’est exceptionnel. On a regardé par exemple Brésil-Qatar, on a vu des belles choses, d’autres qui peuvent être améliorées. C’est vraiment bien de pouvoir affronter des footballeurs d’autres nations et de pouvoir se jauger, connaître ses forces et ses lacunes. C’est un tournoi, qui moi particulièrement, me plait énormément.

La Côte d’Ivoire l’a déjà gagné en 2010. C’est un tournoi qui permet aux jeunes joueurs de se mettre à la lumière de football. Plusieurs joueurs ayant disputé ce tournoi partent ensuite jouer dans de grands clubs. C’est un tournoi qui a de la renommée, que j’encourage, et qui j’espère va durer encore longtemps.

Une question sur la CAN 2019 qui débute ce 21 juin. Es-tu confiant quant aux chances de la Côte d’Ivoire ?

Je suis confiant. Je pense que le sélectionneur connait les joueurs, il travaille avec eux depuis très longtemps. Ce sont des jeunes joueurs qu’il a eu dans les sélections de jeunes, notamment la CAN U17 avec Franck Kessié (NDLR : venu disputer le Tournoi Maurice Revello en 2015) et bien d’autres.
Il y a de bons joueurs comme Wilfried Zaha et Nicolas Pépé, il y a de la qualité, l’entraîneur sait aussi motiver ses joueurs. J’ai confiance, je sais qu’on va produire du beau football et qu’on aura de bons résultats. Je pense que la Côte d’Ivoire a son mot à dire même si le groupe est compliqué.

Propos recueillis par Amayes Brahmi et Mathieu Lauricella

Crédits photo : Hélène Dos Santos

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